?>

Indice base 100 en 1949-T1, PIB en volume (CVS-CJO) — données Insee, Comptes nationaux trimestriels.
Cette page et ses graphiques interactifs ont été conçus pour vous permettre d'explorer l'histoire macroéconomique française sous deux angles complémentaires :
1. La dynamique sectorielle (Vue 10 ans) : pour identifier précisément quelles activités (industrie, services, construction) ont porté ou, au contraire, freiné la croissance nationale.
2. La structure du PIB : pour observer en un coup d'œil la grande mutation de l'économie française, notamment la bascule historique d'une économie agricole vers une économie majoritairement tertiaire.
Évolution en volume de chaque activité (hors effet prix), par trimestre — T/T-1, comparée à la croissance officielle du PIB.
Croissance en volume, T/T-1, hors effet prix. Le zoom vertical coupe les valeurs extrêmes hors du cadre visible ; « Réinitialiser » revient à la vue complète.
Le graphique ci-dessus donne la tendance longue. Celui qui suit permet de zoomer sur n'importe quelle période et n'importe quelle activité, pour comparer deux trajectoires précisément.
Indice base 100 en 1949-T1. Survolez la courbe pour voir le détail par trimestre. Dernière période : 2026-T2.
Un exemple pour se lancer : comparez la Construction à la France entière (sélecteurs ci-dessus). Les deux courbes suivent presque le même chemin jusqu'au milieu des années 1970, puis décrochent nettement — le secteur ralentit durablement, sans jamais retrouver le rythme du reste de l'économie. Passez ensuite en Valeur : l'écart s'efface presque entièrement. Ce n'est pas un regain d'activité — c'est un pur effet prix (voir le guide de lecture plus bas).
Part de chaque grande activité dans le PIB total, depuis 1949 — valeur courante.
Part du PIB total (somme des PIB de branche), valeur courante. La bande sélectionnée (en bas) se lit directement sur son épaisseur, les autres restent en contexte au-dessus.
La bascule tertiaire, en un coup d'œil : l'agriculture, mise en bas par défaut, passe de 15,5 % du PIB en 1949 à seulement 1,3 % aujourd'hui. À l'inverse, les services marchands pèsent désormais 55,5 % du PIB à eux seuls — davantage que les cinq autres groupes réunis (44,5 %).
Distinction essentielle entre croissance en volume et en valeur. En volume, un écart entre deux courbes reflète une vraie différence d'activité : l'une produit davantage que l'autre, point. En valeur, l'écart mélange deux choses : la production réelle, et les prix. Si deux courbes suivent le même chemin en volume mais divergent en valeur, ce n'est pas un signe d'activité différente — c'est un pur effet prix : le secteur qui monte plus vite en valeur devient relativement plus cher, pas plus actif.
Comment mesurer l'inflation sectorielle d'un coup d'œil. Comparez la même activité à elle-même dans les deux modes (Volume puis Valeur, sans changer les sélecteurs). L'écart entre les deux multiplicateurs finaux donne une estimation directe de la hausse cumulée des prix propres à ce secteur depuis 1949 — utile par exemple pour comprendre pourquoi la Construction, quasi stable en volume depuis 50 ans, continue de progresser en valeur : ses prix montent plus vite que le reste de l'économie (un phénomène connu sous le nom d'« effet Baumol », typique des secteurs où les gains de productivité sont structurellement faibles).
Échelle linéaire vs logarithmique : quand changer de perspective ? En linéaire, une courbe qui monte 10 fois plus qu'une autre écrase visuellement la seconde, qui devient illisible. Passez en logarithmique dès que ça arrive : cette échelle donne à voir la pente (le taux de croissance), pas le niveau — les deux courbes redeviennent comparables, même à des ordres de grandeur très différents.
Analyse des crises historiques et des chocs économiques majeurs : correspondent presque toujours aux mêmes moments pour toutes les activités : 1974-75 (choc pétrolier), 1993 (récession), 2008-09 (crise financière), 2020 (Covid). Une activité qui recule bien plus que les autres à ces dates y est particulièrement exposée ; une activité qui recule à peine y est plutôt à l'abri.
Le graphique de composition (ci-dessus) répond à une question différente : pas "combien produit-on en plus", mais "quelle part du gâteau chaque activité occupe". Il ne peut exister qu'en valeur — une part en % n'a de sens que rapportée à un total à un instant donné, ce que le volume chaîné, non additif dans le temps, ne permet pas de garantir sur longue période.