
| Organisme et source publication | Date Prévision | 2026 | 2027 | ||
|---|---|---|---|---|---|
| IPCh | IPC | IPCh | IPC | ||
| Société Générale | 22-juin | (2.3) | ~ 2.0 | (1.5) | ~ 1.3 |
| INSEE | 17-juin | 2.0 | |||
| Banque de France | 16-juin | (2.5) | ~ 2.1 | (1.7) | ~ 1.4 |
| BCE | 21-mai | (2.4) | ~ 2.0 | (1.8) | ~ 1.5 |
| BNP | 24-avril | 2.4 | 1.9 | ||
| Crédit Agricole | 01-avril | 2.1 | 1.5 | ||
| FMI | 14-avril | 1.8 | 1.7 | ||
Résumé
L’INSEE prévoit une remontée de l’inflation en 2026 principalement sous l’effet d’un choc énergétique lié au conflit au Moyen-Orient. Ce choc, concentré au printemps 2026, se traduit d’abord par une hausse rapide des prix de l’énergie (carburants, gaz, fioul), avant de se diffuser progressivement aux autres composantes de l’indice des prix.
La dynamique inflationniste reste toutefois partiellement contenue par un contexte de moindre inflation salariale en France, une concurrence persistante sur certains segments (notamment télécommunications) et des effets de base liés à la normalisation de certains prix administrés.
Scénario central
Dans le scénario central, l’inflation IPC atteindrait environ 2,7 % en glissement annuel en décembre 2026, après une montée progressive depuis le printemps. En moyenne annuelle, l’inflation serait proche de 2,0 %.
La hausse est essentiellement portée par l’énergie en début de période, puis relayée par une diffusion graduelle vers les services et, plus tardivement, les biens manufacturés et l’alimentation.
Hypothèses clés
Prix du pétrole (Brent) supposé stabilisé autour de 85 $ / 73 € sur la période de projection Taux de change euro/dollar proche de 1,16
Choc énergétique lié au Moyen-Orient concentré sur le printemps 2026 puis reflux progressif
Absence de spirale prix-salaires généralisée (salaires modérés en France)
Fin des effets désinflationnistes exceptionnels de 2025 (électricité, télécoms)
Mécanismes de transmission
Énergie (premier tour) : forte hausse des carburants et du gaz entre mars et mai 2026, puis normalisation progressive
Services de transport : répercussion des coûts énergétiques (aérien, routier) avec retard
Services : hausse progressive liée à la fin des effets de concurrence dans les télécoms et à une légère dynamique salariale (dont revalorisation du SMIC)
Alimentation : diffusion lente et partielle des hausses des coûts énergétiques et agricoles
Produits manufacturés : retour progressif en positif à partir de l’été sous l’effet des coûts de production et des matières premières
Lecture d’ensemble
Le scénario de l’INSEE repose sur une logique de choc énergétique transitoire mais suffisamment prolongé pour enclencher des effets de diffusion partiels, sans basculement dans une dynamique inflationniste généralisée.
Le choc sur les prix ne devrait entraîner qu’une hausse modérée de l’inflation totale, compte tenu d’un point de départ faible
Après une contribution fortement négative des prix de l’énergie en janvier 2026, le choc énergétique devrait porter l’inflation à 2,3 % en 2026, contre 0,9 % en 2025. La disparition de l’effet baissier de l’énergie reflète des effets de base favorables liés à la baisse des tarifs réglementés de l’électricité en février 2025, ainsi que la normalisation des prix de gros de l’électricité en France.
Ce faible point de départ a permis au choc au Moyen-Orient de provoquer un fort rebond de l’inflation énergétique, atteignant en moyenne 12,8 % en glissement annuel au cours des trois premiers mois suivant le choc.
L’inflation sous-jacente devrait toutefois rester plus contenue, la faiblesse de la demande, la modération salariale et le faible pouvoir de fixation des prix limitant la diffusion du choc aux prix sous-jacents.
En conséquence, l’inflation française devrait accélérer plus rapidement que celle de la zone euro à court terme, tout en restant inférieure à l’inflation agrégée de la zone, les effets de second tour demeurant limités.
Résumé
La Banque de France relève sa prévision 2026 principalement en raison d'un choc énergétique importé, mais le point notable est l'intégration d'effets de second tour plus importants qu'en mars : diffusion aux transports et à l'alimentation, dynamique salariale plus soutenue et légère remontée de l'inflation sous-jacente. Malgré cela, l'inflation hors énergie et alimentation reste limitée à 1,6 %, ce qui suggère que l'institution continue de considérer le choc comme essentiellement externe plutôt que comme le début d'une boucle prix-salaires généralisée.
Scénario central
L'inflation IPCH atteindrait 2,5 % en moyenne en 2026, révisée à la hausse par rapport aux projections de mars. Cette révision reflète principalement un choc énergétique lié à la hausse des prix du pétrole et du gaz, dont les effets se diffusent progressivement aux autres composantes de l'indice des prix. L'inflation hors énergie et alimentation serait de 1,6 %, en légère hausse mais toujours modérée.
Hypothèses clés
Principaux moteurs
Résumé :
Après une année 2025 marquée par une inflation exceptionnellement faible en France, l'Insee anticipe en 2026 une normalisation de l'inflation sous l'effet d'un choc énergétique lié aux tensions géopolitiques. La hausse des prix de l'énergie se diffuserait progressivement aux transports, aux services et aux biens manufacturés, portant l'inflation à 2,7 % fin 2026, sans toutefois retrouver l'intensité du choc inflationniste de 2022-2023.
Plus détaillé:
Le scénario central de l'Insee est celui d'une remontée de l'inflation en 2026, sans retour à la forte poussée observée en 2022-2023. Le principal moteur est un choc énergétique lié aux tensions géopolitiques au Proche-Orient, qui provoque une forte hausse des prix du pétrole et du gaz au printemps.
L'inflation passe ainsi d'environ 1 % en début d'année à 2,4 % en mai. L'Insee retient ensuite l'hypothèse d'une stabilisation du Brent autour de 85 dollars le baril : le choc énergétique se modère, mais ses effets continuent de se diffuser progressivement dans l'économie.
Cette transmission concerne d'abord les transports, puis les services et les produits manufacturés. Elle est également favorisée par la disparition de deux facteurs qui avaient fortement limité l'inflation française en 2025 : la baisse des tarifs de l'électricité et la guerre des prix dans les télécommunications. Un léger regain salarial contribue également à la hausse des prix des services.
Au total, l'Insee prévoit une inflation moyenne de 2,0 % en 2026, avec une progression jusqu'à 2,7 % en décembre. L'inflation sous-jacente atteindrait 2,3 % en fin d'année, tandis que les prix de l'énergie resteraient en hausse de 10,6 % sur un an.
Le message principal est que l'inflation de 2026 demeure avant tout une inflation importée via l'énergie. La hausse des prix s'étend progressivement au reste de l'économie, mais dans des proportions nettement plus limitées que lors du choc inflationniste de 2022-2023.
| Organisme | IPC | 2024 | 2025 | 2026 |
| BdF | IPCH | 2.4 | 1.6 | 1.7 |
| CA | IPCH | 2.3 | 1.2 | 1.5 |
| FMI | IPCH | 2.3 | 1.4 | 1.8 |
| SG | IPCH | 2.3 | 1.8 | 1.8 |
| BNP | IPCH | 2.3 | 1.1 | 1.2 |
| OCDE | IPC | 2 | 1.5 | |
| Insee | IPC | 2 | 1* |
| Organisme | 2023 | 2024 |
| Banque de France | 6.0 | 2.5 |
| BNP | 6.4 | 2.7 |
| C Agricole | 5.2 | 2.2 |
| Eurosysteme | 6.0 | 2.5 |
| FMI | 4.6 | 2.4 |
| INSEE | 5.2 | |
| OCDE | 5.8 | |
| Société Générale | 5.0 | 2.5 |
| Moyenne | 5.6 | 2.5 |
| Moyenne | 5.5% | 2.5% |
| Organisme | 2022 | 2023 | 2024 |
| INSEE | 5.5% | .. | .. |
| OCDE | 5.2% | 4.5% | .. |
| Société Générale | 4.5% | 2.5% | 2.0% |
| Banque de France | 5.6% | 3.4% | 1.9% |
| BCE | 5.6% | 3.4% | 1.9% |
| Organisme | 2021 | 2022 | 2023 |
| Banque de France | 1.8% | 1.4% | 1.3% |
| OCDE | 1.4% | 0.8% | .. |
| Gouv PLF 2022 à décembre | 1.4% | 1.5% | .. |
| BNP Paribas | 2.0% | 1.9% | 1.6% |
| Sciences-po Ofce Paribas | 1.5% | 1.5% | .. |
| CA études | 1.5% | 1.2% | .. |
| AG2R | 1.5% | 1.5% | .. |
| Société Générale | 1.8% | 1.5% | 1.3% |
| Moyenne... | 1.6% | 1.3% |
| Organisme | 2017 | 2018 | 2019 |
Dernières prévisions : L'inflation est attendue modérée en 2017. Le prix du pétrole devrait se stabiliser avec les USA qui poursuivent leurs exploitations et les pays du Golf qui eux freinent finalement les leurs. Les services sont attendus haussiers, étant actuellement à des niveaux historiquement bas. Les produits alimentaires sont sujets aux aléas climatiques mais peu contributeurs en moyenne annuelle. Les produits manufacturés sont baissiers depuis plus de 20 ans, ils devraient poursuivre cette tendance. |
| Gouv(sans tabac) | 0.8% | |||
| BNP | 1.0% | 0.9% | ||
| FMI | 1.0% | 1.1% | 1.3% | |
| INSEE | 1.1% | |||
| ONU | 1.1% | 1.7% | ||
| OCDE | 1.2% | 1.2% | ||
| BdF | 1.2% | 1.4% | ||
| SG | 1.2% | 1.5% | ||
| BCE | 1.2% | 1.4% | 1.5% | |
| CA | 1.3% | 1.1% | ||
| Moyenne | 1.1% | 1.3% | 1.4% |
| Organisme | 2018 | 2019 | 2020 | |
| Gouvernement | 1.1% | 1.3% | 1.5% | |
| BNP | 1.2% | 1.5% | ||
| FMI | 1.2% | |||
| INSEE | ||||
| ONU | 1.4% | 1.9% | ||
| OCDE | 1.0% | 1.3% | ||
| BdF | 1.3% | 1.1% | 1.5% | |
| SG | 1.4% | 1.7% | ||
| BCE | 1.3% | 1.1% | 1.5% | |
| CA | 1.3% | 1.2% | ||
| OCFE | 1.0% | 1.4% | ||
| COE | 1.1% | |||
| Moyenne | 1.2% | 1.4% | 1.5% |
| Organisme | 2014 | 2015 | 2016 |
Dernières prévisions : Pour 2015, l'inflation devrait rester basse, certains envisagent même un risque d'inflation négative sur le premier semestre. Pour 2016, l'inflation devrait remonter un peu, mais resterait nettement en dessous du seuil des 2% visés par la BCE. |
| Crédit Agricole | 0.6% | 0.4% | 1.0% | |
| FMI | 0.7% | 0.9% | 1.0% | |
| Gouvernement moy | 0.6% | 0.9% | 1.4% | |
| BNP | 0.5% | 0.3% | 1.0% | |
| BCE (Europe) | 0.5% | 0.7% | 1.3% | |
| OCDE ipch | 0.6% | 0.5% | 0.9% | |
| SG | 0.5% | 0.5% | 1.3% | |
| NATIXIS | 0.6% | 0.3% | 1.4% | |
| PWC | 0.7% | 1.0% | 1.5% | |
| INSEE | 0.5% | |||
| Moyenne | (0.6%) | 0.6% | 1.2% |
| Organisme | 2015 | 2016 | 2017 |
| Crédit Agricole(ipc) | 0% | 0.6% | 1.0% |
| FMI (ipch) | 0.1 | 1% | |
| Gouv (ipch) | 0.1% | 1% | 1.4% |
| BNP (ipch) | 0.1% | 0.9% | |
| OCDE ipch | 0.1% | 1% | 1.2% |
| SG (ipc) | 0% | 0.7% | 1.5% |
| INSEE | 0% |
| Organisme | 2013 | 2014 |
Les différents organismes financiers ont réajusté leurs prévisions 2013 pour arriver à 1% Pour 2014, ils s'attendent à un léger rebond de l'inflation. |
| Crédit Agricole | 0.9% | 1.2% | |
| FMI | 1% | 1.5% | |
| Gouvernement | 1% | 1.4% | |
| BNP | 0.9% | 1.2% | |
| BCE | 1.2% | 1.7% | |
| OCDE | 1.1% | 1% | |
| Société Générale | 1% | 1.3% | |
| PWC | 1.1% | 1.6% | |
| Moyenne | 1% | 1.4% |
| Organisme | 2014 | 2015 |
Les différents organismes financiers ont réajusté leurs prévisions 2014 pour arriver à 0.7% Pour 2015, ils s'attendent à un léger rebond de l'inflation. L'inflation en France, qui est proche de la moyenne Européenne, devrait donc rester nettement sous la barre des 2% pourtant visés et pilotés par la BCE. |
| Crédit Agricole | 0.7% | 0.9% | |
| FMI | 1% | 1.2% | |
| Gouvernement | 0.6% | 0.9% | |
| BNP | 0.7% | 1.2% | |
| BCE Europe | 0.7% | 1.2% | |
| OCDE | 0.9% | 1.1% | |
| Société Générale | 0.7% | 1.2% | |
| PWC | 0.7% | 1.0% | |
| Moyenne | 0.7% | 1.1% |
| Organisme | prev | 2012 | 2013 |
La plupart des organismes analysant la conjoncture économique prévoient à nouveau une baisse de l'inflation en 2013. La baisse aura été beaucoup plus faible que prévue en 2012, finalement elle sera peut-être différée en 2013. |
| Société Générale | 09/12 | 2.0% | 1.7% | |
| NATIXIS | 11/12 | 2.2% | 1.4% | |
| BNP PARIBAS | 09/12 | 2.1% | 1.7% | |
| Crédit Agricole ipch | 11/12 | 2.3% | 1.8% | |
| OCDE | 12/11 | 1.4% | 1.1% | |
| FMI | 10/12 | 1.9% | 1.0% | |
| Europe ipch | 10/12 | 2.3% | 1.7% |
