Historique des capacités électriques en France
Hydraulique
La capacité hydraulique installée n'a que peu évolué depuis 1970.
En moyenne sur l'année, elle délivre 7.5 GW pour un total installé de 26 GW soit 27% de rendement.
La puissance des turbines des grands barrages a cependant été fortement augmentée, ceci pour pouvoir prendre le relai d'une centrale nucléaire qui ferait défaut de manière imprévue, pour une durée limitée.
A pleine puissance, nos grands barrages se videraient complètement en l'espace de 3 à 10 jours.
Ils ne sont utilisés que de manière ponctuelle, lors d'un creux de production des autres moyens.
Certains d'entre eux sont parfois utilisés à l'envers, c'est la fonction pompage !
On fait tourner les turbines à l'envers, et elles remontent l'eau dans le barrage.
Cela permet de stocker de l'énergie, comme une batterie, mais en utilisant la gravité.
Ainsi en cas de surproduction quelque part sur le réseau, au lieu de perdre cette énergie, on passe en mode pompage.
Egalement, lorsque le prix de l'électricité sur le marché Européen est bas, on utilise le pompage, et l'eau remontée sera utilisée lorsqu'à l'inverse les prix de gros seront élevés, pour lisser les prix vers le bas.
Seuls quelques barrages ont cette possibilité, car il faut des circuits hydrauliques et des turbines particuliers, et aussi un reservoir au pied du barrage, pour stocker l'eau à remonter.
Nucléaire
Au niveau énergétique, le nucléaire à été le gros avantage de la France.
Après de petits réacteurs prototypes des années 70, 54 réacteurs ont été démarrés entre 1978 et 1994 puis 4 autres entre 2000 et 2002.
La capacité totale installée a été de 63 GW.
L'engagement maximal s'est produit en 2005 avec une moyenne sur l'année de 49.1 GW, soit un rendement de 78%
L'électricité en France était parmi les moins chères d'Europe.
Après cette phase remarquable, on rentre dans une phase de décadence, avec nos gouvernants qui se laissent séduire par l'éolien et le solaire pour lesquels des moyens financiers démeusurés vont être mobilisés.
Ainsi en 2015, on va jusqu'à voter une loi pour réduire à 50% la capacité nucléaire en France à l'horizon 2025.
Mr Hollande, Mme Royale et Mr Valls vont signer cette loi, s'engageant vers la fermeture de 22 réacteurs nucléaires et amplifiant les moyens pour installer des éoliennes et du photovoltaïque à la place.
C'est une hérésie économique, investir lourdement pour remplacer des capacités existantes et performantes.
On peut penser que le peuple Français aurait du être consulté pour une telle décision.
En 2019, Mr Macron repousse l'engagement 2025 trop irréaliste à 2035, et fixe 14 réacteurs à arrêter.
En 2020, Mr Macron confirme l'arrêt des 2 réacteurs de Fessenheim, amputant la France d'une capacité de 1.8 GW.
Dans ce contexte, le parc nucléaire est de moins en moins performant, et de plus il va être découvert des défauts de conceptions qui ont entrainé des fissurations de tuyaux fonctionnant sous forte contrainte de pression.
L'année 2022 sera la pire au niveau production d'électricité nucléaire, avec un engagement moyen de 32 GW soit 50% de rendement seulement.
L'hiver 2022/2023 va voir le risque d'un blackout pour la France, mais finalement, avec des températures relativement clémentes, une modération des consommations, un recours aux centrales thermiques et un important import depuis nos pays voisins, il n'y a pas eu de coupure.
Le traumatisme a cependant été assez fort pour que Mr Marcon change complètement d'avis, et lance en urgence la construction de nouveaux réacteurs.
C'est inquiétant que nos dirigeants puissent prendre des décisions aussi importantes au détriment de la France, simplement pour ce qui semble être des raisons électoralistes.
Depuis, la capacité nucléaire remonte, au rythme des modification des centrales concernées par les fissurations.
Et le prix de l'électricité est en forte augmentation depuis 2010 car on lui fait supporter les investissements éoliens et solaires, conduits à marche forcée.
Ce qui était un avantage concurrentiel pour le France est peu à peu détruit par nos dirigeants actuels.
Eolien
Fin 2024, la capacité installée était de 24.4 GW.
En considérant une puissance moyenne par unité de 0.01 GW, cela représente plus de 2400 éoliennes, qu'il a fallu raccorder au réseau electrique avec un coût non négligeable.
En moyenne sur 2024, l'engagement de ce parc a été de 5.3 GW, soit un rendement de 21.7%
Comparé aux nucléaire, ce rendement est 3.6 fois plus faible.
Cela veut dire qu'il faut installer presque 4 fois plus de puissance pour obtenir la même quantité d'électricité.
Et la durée de vie des éoliennes n'est que de 20 ans voire 25 ans, c'est au moins le double pour les réacteurs nucléaires.
L'avantage des éoliennes tient à l'utilisation du vent, ne générant pas de CO2 pendant leur utilisation.
Mais sur leur cycle de vie total, cet avantage est réduit.
L'impact sur la faune et sur le paysage est très négatif.
Les éoliennes sont subventionnées pour partie par l'Etat, donc le contribuable.
Des taxes ont nettement augmenté pour cela, l'électricité produite est rachetée à un tarif avantageux aux investisseurs.
C'est un des facteurs qui contribue à l'explosion du prix de l'électricité en France.
La programmation pluriannuelle de l'énergie version 3 ou PPE3 prévoit entre 40 et 45 GW sur terre et 18 GW sur mer installés pour 2035.
Il faudrait plutôt en installer le minimum nécessaire, au lieu de la politique du maximum possible actuellement en oeuvre.
Solaire
Fin 2024, la capacité installée était de 24.4 GW, comme pour l'éolien.
En moyenne sur 2024, l'engagement de ce parc a été de 2.8 GW, soit un rendement de 11.4%
Il faut installer énormément de capacités pour obtenir bien peu.
Ce rendement est catastrophiquement bas, de plus la production est très limitée dans la journée avec un pic vers 14h, et fortement réduite en hiver.
Il faudrait stocker l'énergie pour pouvoir mieux l'utiliser, mais il n'a a pas de solution d'ampleur viable.
La quatité de batteries nécessaires est tout simplement dissuasive.
Donc on arrête d'abord l'hydraulique, le thermique quand le soleil est là.
On stocke de manière marginale avec la fonction pompage de certains barrages.
On change les plages heures pleines, heures creuses pour essayer de déplacer la consommation dans la journée.
Mais le grand pic de consommation en France qu'il faut absolument passer se situe en hiver, vers 19h.
Et là le solaire est au plus bas et même null.
Ce sont donc les autres sources de production qui sont mises à contribution, en ajustant au final avec de l'import si besoin.
Autrement dit, le pic de consommation en France doit être assuré sans prendre en compte le solaire.
Nos capacités sont donc suffisantes sans ce dernier, on peut dire qu'il est pratiquement inutile.
Et très cher car lui aussi subventionné.
La programmation pluriannuelle de l'énergie version 3 ou PPE3 prévoit entre 75 et 100 GW installés pour 2035.
Cela semble clairement du gaspillage de l'argent des Français.