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PRIX ELECTRICITE EN FRANCE DEPUIS 1960 à AUJOURD'HUI
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Explosion du prix de l'Electricité

L'échelle de droite pour les TRVE est ajustée pour corresprondre aussi à l'échelle des indices de gauche.

Entre janvier 2015 et janvier 2025 :
L'indice globale pour l'électricité, intégrant les tarifs réglementés et les tarifs alternatifs, est passé de 100 à 170 soit +70%
Le prix réglementé du kVA est passé de 0.1401 à 0.2516 sur la même période soit +80% (indice 180)
En intégrant le prix de l'abonnement, l'augmentation reste la même.

Les contrats à tarifs réglementés ont augmenté plus que la moyenne tous contrats.
Les contrats des fournisseurs alternatifs ont donc moins augmenté que la moyenne.
Ils ont finalement mieux protégé les usagers que le pilotage anxiogène mené par le gouvernement, avec son "bouclier" énergétique qui, en fait, était un leurre sémantique pour masquer son innefficacité, et a coûté cher à tous les Français.

TRVE : Tarifs Règlementés de Vente de l'Electricité.

EVOLUTION DU PRIX DE L'ELECTRICITE POUR LES PARTICULIERS


Au 1/8/2025, la TVA sur l'abonnement et une partie des taxes passe de 5.5% à 20%
Le prix du kWh est lui légèrement baissé.

Pour les 19 millions de contrats réglementés, l'impact moyen sera de -0.4%

Les plus petits consommateurs des contrats option de base vont cependant subir une augmentation.
Les 3 kVA de +3%, les 6 KVA de +1.1%, les 9 KVA et plus verront une baisse de -0.1 à -0.7%.
Les contrats HPHC et Tempo verront tous une baisse, allant de -0.2% à -1.6% pour les plus fortes puissances.

Exemple d'impact pour le tarif de base avec une puissance de 6 KVA et une consommation de 2213 kWh/an :
DateAbonnementPrix KWhTotal annuelVariation
1/2/2024151.200.2516708.06€ 
1/2/2025164.640.2016610.84€-13.7%
1/8/2025185.640.1952617.67€+1.1%

L'évolution du prix de l'électricité pour les particuliers est suivie par l'Insee, dans son panier représentatif de l'inflation.

Cet indice prend en compte les dépenses réelles des consommateurs.
Il intègre les foyers bénéficiant des tarifs règlementés, mais aussi ceux ayant opté pour des fournisseurs alternatifs.

Entre Janvier 2015 et 2025, l'Indice Electricité tous contrats augmente de 70% (de 99 à 168 pts).
En moyenne, les contrats réglementés de 6 kW tarif de base augmentent de 80%
Les contrats à tarif règlementé ont été nettement pénalisants pendant la période de crise !

Les contrats des fournisseurs alternatifs ont par conséquent augmenté d'environ 60%, faisant bien mieux que les contrats réglementés...


TRVE tarif règlementé EDF en euros / KWh :
DateTRVE% Var
2025-080.1952-3.1
2025-020.2016-19.9
2024-020.251610.5
2023-080.227610.4
2023-020.206218.5
2022-020.17411.7
2021-080.1558-1.5
2021-020.15821.6
2020-080.15570.7
2020-020.15461.4
2019-080.1524-0.5
2019-060.15315.6
2018-080.145-1.2
2018-020.14670.1
2017-080.1466-2.5
2016-080.15034.6
2015-080.14372.6
2014-110.14015.4
2013-080.13295.2

Prix de l'Electricité en France depuis 1960

Eolien et Solaire font doubler le prix de l'électricité depuis 2010

Pix l'electricite en France depuis 1960
De 1960 à 1973, le prix de l'électricité augmentait moins vite que l'inflation.
De 1974 à 1985, la constitution et mise en oeuvre du parc nucléaire fait monter le prix de l'électricité de 35% de plus que l'inflation.
De 1986 à 2009, le prix de l'électricité est quasi stable alors qu'il y a 61% d'inflation, on tire pleinement profit du nucléaire.

Puis l'Etat, sous influence des groupes écologistes, se lance dans l'aventure du renouvelable, finançant d'abord le solaire, puis l'éolien terrestre et actuellement, le plus onéreux, l'éolien en mer.
C'est ce qui provoque la remontée des prix de l'électricité dès 2010, amplifié ponctuellement par la crise énergétique de 2022.
Rien qu'entre 2010 et 2021 (hors crise), alors qu'il n'y a que 14% d'inflation, l'électricité augmente de 68%, l'avantage électrique disparaît progressivement.

Pour les années à venir, si la Programmation Pluriannuelle de l'Energie (PPE3 de mars 2025) est mise en oeuvre, les prix vont encore fortement augmenter d'ici 2035 et plus.
Après une tentative de validation du PPE3 par simple décret pour ne pas avoir de compte à rendre aux assemblées, le gouvernement a fait marche arrière, pour l'instant.
Cependant les prix vont continuer à augmenter du fait des engagements déjà pris, avec des projets de capacité déjà lancés, des achats de productions à un prix élevé pour les 20 ans qui viennent.

Le prix de l'électricité était un atout majeur pour la France avant 2010 :
- en 2008 nous étions parmi les 6 pays les moins chers d'Europe avec -30% par rapport à sa moyenne.
- en 2024 nous étions pratiquement à la moyenne Européenne, nos 30% d'avantage compétitif ont disparu.
Et en 2035, le PPE3 nous ferait basculer dans les pays les plus chers d'Europe.
Regrettable.



L'Electricité toujours plus taxée

Prix de l'electricite en France depuis 1960 : evolution des taxes
de 1960 à 1990, application du taux de taxation de 1991 faute d'information.

Depuis les années 70, l'Etat imposait à EDF de financer directement sa politique , comme aligner les tarifs Outre-Mer sur la Métropole (péréquation), alors qu'ils y sont plus chers, puis acheter les productions de cogénération, pratiquer un tarif social.
Dans les années 2000, imposition de racheter plus cher que le marché les productions du renouvelable.
Puis avec le passage à l'Europe, il a fallu clarifier toutes ces taxes dissimulées, elles ont eu divers noms, en particulier CSPE puis Accise actuellement.
Ces taxes sont responsables de la forte augmentation du prix de l'électricité vue depuis 2010.
Elles ont été temporairement réduites pendant la crise énergétique mais repartent à la hausse depuis.

Lexique :
CSPE : Contribution du Service Public de l'Electricité de 2002 à 2015.
TICFE : Taxe Intérieure sur la Consommation Finale d'ELectricité de 2016 à 2021.
Accise sur l'électricité : depuis 2022.
CRE : Commission de Régulation de l'Energie.
ZNI : Zone Non Interconnectée ( Corse, DOM...)

Aides de l'Etat pour les énergies renouvelables

L'Etat soutient les énergies renouvelables en taxant les consommateurs.
Il est ainsi passé d'une collecte de 1.4 Milliard en 2005 à près de 13 Milliards en 2026.
La CRE* calcule les taux des taxes pour correspondre à ces sommes.
Ce sont ces taxes qui provoquent la forte augmentation du prix de l'électricité depuis 2010.
Elles sont elles-mêmes soumises à la TVA (!), ce qui amplifie la taxation de l'électricité.

Le Solaire et l'Eolien concentrent plus des 2/3 des aides (en incluant le renouvelable des ZNI*).

Voici les montants collectés avec les bénéficiaires.
(millions €)200520102015202020252026
Eolien terrestre31344102419489301300
Eolien en mer587922
Solaire02092378289237864389
Bio-énergies641754849
Autres énergies58154542312146205
Biométhane720111291326
ZNI renouvelables50716671805
ZNI Tarifs56410181871148616351211
Cogénération726868500643718649
Effacement3132149
Autre248039082150155
Total14032673671287161163212960



En plus des taxes, le réseau

Prix de l'electricite en France :  evolution du prix de transport et de distribution pour les particuliers depuis 2000
Le réseau électrique est divisé en deux grandes parties :
Le transport sous des tensions de 63 à 400 KV : géré par RTE.
La distribution auprès des clients sous des tensions de 20 kV à 220 V : géré par Edenis.

La montée en charge de l'Eolien et du Solaire a fortement augmenté les coûts d'utilisation du réseau
- du fait des nombreux points de production à raccorder
- du fait de l'intermittence de ces productions, demandant des adaptations lourdes.
L'Etat fait peser une partie de ces coûts sur la facture d'électricité de chacun, à travers les frais d'acheminement, transport et distribution, qui ont ainsi ont ainsi augmenté de 53% depuis 2010.


Subvention du renouvelable à travers le réseau

Les subventions du renouvelable passent aussi par le réseau, en plus de l'Accise.
En effet, Solaire et Eolien conduisent à un nombre important de nouveaux points de production.
Et il faut raccorder ces points de production au réseau.
L'Eolien sur terre ou les fermes solaires sont souvent dans des lieux isolés des lignes car à l'écart des zones peuplées, parfois il faut aussi augmenter la capacité des lignes existantes.
L'Eolien en mer, éloignés des côtes, demande des raccordements complexes et longs.

D'autre part, le Solaire et l'Eolien sont intermittents, ce qui déstabilise le réseau.
RTE doit donc adapter son pilotage pour assurer à tout moment l'équilibre entre la production et la consommation d'électricité.
Ceci passe par pouvoir arrêter assez de moyens pilotables ( barrages, thermique, nucléaire) quand Solaire et/ou Eolien produisent.
On cherche aussi des moyens pour stocker l'électricité produite en trop dans ces moments, en modifiant des barrages (STEP), en créant d'immenses salles de batteries, en imaginant produire de l'hydrogène à ces moments...
Tout ceci coûte très cher, RTE dans son étude Schéma de Développement du Réseau 2040 envisage un besoin de 100 milliards d'Euros d'investissement sur 15 ans, dont une partie pour s'adapter aux renouvelables.

On peut penser que chaque projet paye son raccordement et son impact sur le réseau, mais ce n'est pas le cas, l'Etat en fait supporter une partie sur RTE et Edenis, c'est la réfaction.
Et la CRE calcule ce que les gestionnaires du réseau sont en droit de percevoir pour équilibrer ces charges.
Elle traduit cela en tarif à appliquer : le TURPE ou Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Electricité.

Tous les fournisseurs d'électricité intègrent ce TURPE dans le prix de leurs offres, les montants collectés auprès des consommateurs sont ensuite transférés aux gestionnaires du réseau.

Avec la montée en charge de l'Eolien et du Solaire, les coûts du réseau ont augmenté de 53% depuis 2010, expliquant avec l'Accise l'envolée des prix de l'électricité.
Et ce n'est pas fini...



Des augmentations de capacité économiquement discutables

capacite totale production electricite nucleaire eolien solaire depuis 1975
Avec le parc nucléaire, nous avons une puissance installée de 63 GW.
Depuis 2010 ont été installés 25 GW de capacité éolienne, et 28 GW de capacité solaire.
Nous avons donc une capacité totale entre nucléaire, éolien et solaire de 116 GW fin 2025.
C'est presque doubler de capacité par rapport au parc nucléaire, alors que la consommation électrique est plutôt à la baisse.
Autant dire que financièrement, c'est une catastrophe qui se traduit sur le prix du KWh qui explose depuis 2010.
Car ces investissements sont subventionnés à travers les taxes sur l'électricité.

De plus, ces capacités installées ont un très mauvais rendement.
Le parc nucléaire, bien géré, peut être engagé à 80% de sa capacité sur l'année, ce qui donne 50 GW utiles en moyenne.
Alors que pour l'éolien, on ne récupère que 22% de sa capacité en moyenne annuelle, soit 5.5 GW.
Et pour le solaire, c'est pire, son engagement moyen n'est que de 12% en moyenne annuelle, soit 3.4 GW.
Le solaire est de plus fortement perturbateur, car il produit le plus en été, vers 14h, quand on a besoin du moins d'électricité, et il ne produit rien quand on a besoin du plus d'électricité en hiver, le soir venu.
On en arrive à arrêter les autres moyens de production en été, mais ces autres moyens sont cependant indispensables en hiver, car là le solaire est aux abonnés absents.
Tout ceci contribue à dégrader la performance économique de notre système de production électrique.
Nous avions un coût de l'électricité le plus bas d'Europe, nous sommes maintenant remontés à la moyenne, et très bientôt, si nous poursuivons cette politique désastreuse, nous serons parmi les plus chers d'Europe, avec l'Allemagne qui elle en est déjà là.

Capacités d'Electricité Nucléaire, Eolienne et Solaire

installation annuelle de capacite production electricite nucleaire eolien solaire depuis 1975
Capacité du Nucléaire : 63 GW
Le parc nucléaire Français a été constitué à un rythme remarquable, que l'on ne saurait égaler aujourd'hui et de loin.
Tout ceci grâce à des dirigeants visionnaires et courageux, qui ont donné à la France un avantage précieux.
54 réacteurs ont été mis en service entre 1978 et 1994, soit une moyenne de 3.2 par an pendant 17 ans.
4 réacteurs, ceux de Chooz et Civeaux, ont été mis en service entre 2000 et 2002.
Le dernier, le Flamanville n°3, a été mis en service en 2025.
Entre temps, suivant une décision gouvernementale pour le moins questionnable, les deux plus anciens réacteurs, ceux de Fessenheim, ont été arrêtés.
En 2025, nous avons donc en fonction 57 réacteurs, avec une capacité de près de 63 GW.

Le record annuel de production du parc nucléaire date de 2005 avec une production de 430 TWh soit une puissance moyenne sur l'année de 49.1 GW.
Cela correspond donc à un "engagement" moyen du parc de 78%.
Depuis 2016, les performances sont à la baisse, laissant penser que le parc est mal géré, avec une désaffection de l'Etat.
Se rajoute une chute spectaculaire entre sur 2020, 2021, 2022 avec un engagement qui est descendu à 51%.
En cause, des problèmes de conceptions qui ont entrainé de la corrosion sous contrainte sur des circuits de refroidissement d'urgence.
Ces problèmes ont été réglés, l'engagement moyen remonte progressivement, avec 65% en 2024.

On peut donc attendre un engagement moyen proche de 80% pour notre parc nucléaire, avec le soutien d'un l'Etat convaincu de son importance.

Or la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique prévoyait de réduire à 50% la part du Nucléaire en 2025.
La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) du 25 janvier 2019 actait l'arrêt de 14 réacteurs de 900 MW avant 2035.
Ainsi les deux premiers réacteurs de cette liste, ceux de Fessenheim, ont été mis à l'arrêt en 2020.
Puis rétropédalage après le risque de blackout de la France durant l'hiver 2021-2022, le 10 février 2022 M. Macron annonce la construction d'au moins six nouveaux réacteurs de type EPR2 d'ici à 2050.
Il semblerait qu'après tous ces errements, le gouvernement ait compris l'importance de notre parc nucléaire, à voir si cela perdure.
Le fait que les LR aient réusssi à faire classer le nucléaire comme une énergie non émettrice de CO2 au parlement Européen (ce qui est pourtant une évidence) déconstruit tout l'édifice argumentaire excluant le nucléaire des plans de sortie des énergies fossiles, énergies auxquelles il était précédemment insidieusement amalgamé, ce qui permettait aux mouvances écologistes de militer pour son arrêt.
A suivre donc.


Capacité de l'Eolien : 25 GW
Le concept de l'Eolien est séduisant, c'est un peu le retour aux moulins à vents permettant aux meuniers de moudre le blé ou à d'autres d'actionner des pompes à eau sans avoir à fournir de l'énergie.
Une fois appliqué à la génération de courant électrique, la solution est massivement mise en avant dans les plans de réduction de CO2.

C'est le cas de l'Allemagne, qui a la palme du plus gros pollueur d'Europe avec son utilisation massive du charbon, du gaz, du pétrole.
Suite à l'accident de Fukushima, elle décide d'arrêter son parc nucléaire, remet des centrales au charbon en service, et se lance dans une course effrénée aux éoliennes.
Suivant le Danemark (Vestas), l'Allemagne va alors contribuer à faire progresser l'industrie des éoliennes (Siemens, Nordex).
La puissance d'une éolienne est en constante augmentation, ses dimensions aussi.
Fin 2024, son parc éolien connecté au réseau représente presque 73 GW dont 63.6 GW d'éolien terrestre et 9.2 GW d'éolien maritime, le nombre d'éoliennes raccordées au réseau approche les 30 000. source
En 2024, ce parc a produit 139 TWh ce qui représente une moyenne annuelle de 15.9 GW soit un engagement de 21.8%.
Loin des 80% d'un parc nucléaire donc.
C'est pourquoi il faut installer une capacité d'au moins 5 fois celle que l'on veut pouvoir utiliser, et même significativement plus, pour éviter trop de blackout en cas de pénurie de vent (2024 2 jours sans vent, en moyenne 8 jours à risque, jusqu'à 23 jours à risque en pointe)
L'Allemagne vise une capacité de l'éolien terrestre de 157 GW en 2035 + 45 GW d'éolien maritime + 309 GW de solaire soit 511 GW au total, ce qui est tout simplement énorme !!
En 2024 elle a consommé 500 TWh ce qui correspond à une puissance moyenne annuelle de 60 GW.
Mais elle commence à percevoir la problématique d'un manque de capacité pilotable pour stabiliser son réseau de distribution et recherche des solutions dans ce sens comme des centrales à l'hydrogène, des complexes de batteries et autres.
Il est utile de savoir cela car la France a un certain penchant à suivre l'exemple Allemand.

En ce qui concerne la France, l'installation d'éoliennes a commencé en 2000, avec une accélération en 2006.
En 2024 nous avions une capacité installée de près de 24.3 GW, la puissance moyenne annuelle produite a été de 5.3 GW soit un engagement de 22%.
Pour favoriser ces installations non rentables, l'Etat les subventionne en leur achetant l'électricité produite à un tarif supérieur au tarif réglementé, ces subventions sont répercutées sous forme des taxes sur l'électricité que chaque consommateur paye.
De plus, pour raccorder ces multiples parcs éoliens souvent isolés, il faut construire des lignes, des points de raccordement, ce qui fait augmenter les coûts du réseau électrique.
La production étant par nature non pilotable, il faut aussi adapter les capacités de pilotage du réseau, impactant tous les autres moyens de production.
Ceci contribue à l'augmentation du prix de l'électricité vue depuis 2003 sur les taxes, accélérant nettement à partir de 2010.

Dans le PPE 3 de mars 2025, il est indiqué un objectif de 40 à 45 GW de capacité pour l'éolien terrestre et de 18 GW pour l'éolien en mer à l'horizon 2035.
Cela ferait 60 GW soit +35 GW par rapport à fin 2025.
Se pose le problème du financement d'un tel déploiement.


Capacité du Solaire : 28 GW
Le déploiement du solaire a commencé en 2008, et fin 2025 la capacité totale installée sera de 28.4 GW.
La production de 2024 a été de 24.8 TWh ce qui correspond à une capacité moyenne annuelle de 2.8 GW.
L'engagement moyen correspondant est de 11% seulement.
La production est minimale en hiver et la nuit soit quand le besoin en énergie est le plus fort.
Le solaire ne peut donc nous aider à passer les pics de besoin en énergie.
L'etat subventionne le solaire comme l'éolien, ce qui augmente le coût de l'électricité pour tous.

Dans le PPE 3 de mars 2025, il est indiqué un objectif de 65 à 90 GW installés à l'horizon 2035.
Il faudrait donc doubler ou tripler la capacité actuelle.
Cela impose aussi de stocker un minimum l'électricité produite, ce qui demanderait énormément de batteries.
Il est fort probable que cela fasse encore augmenter le prix de l'électricité.

MARCHE ET PRIX DE L'ELECTRICITE EN FRANCE



La France est historiquement exportatrice d'électricité grâce à sa capacité de production excédentaire, mais entre 2021 et 2023 elle a été importatrice suite à la moindre disponibilité de son parc nucléaire.
Elle a été très sensible au prix de l'électricité vendue sur le marché de gros Européen sur cette période.

EDF vend l'électricité à ses clients à un tarif règlementé par décret gouvernemental, qui n'a que différé les augmentations induites.
Ce tarif est ainsi passé de 0.174 €/KWh au 1/2/2022 à 0.2516 €/KWh au 1/2/2024 soit + 45% !

Les fournisseurs alternatifs eux sont à tarif libre.
Il s'approvisionnent pour une part chez EDF qui, de par la loi, doit leur fournir 100 TWh/an à 42 €/MWh
et pour le complément sur le marché de gros Européen qui lui 'est envolé en Août 2022 jusqu'à 1000 €/MWh.

Les Français qui se fournissent chez EDF voient des augmentations différées car encadrées par décret mais fortes au final.
Ceux qui sont chez des fournisseurs alternatifs voient des augmentations de modérées à très fortes suivant la part électricité négociée sur le Marché de gros Européen par leurs fournisseurs respectifs.


PRIX DE L'ELECTRICITE ET PRIX DU GAZ

Prix electricite et gaz pour la France


Les tensions d'approvisionnement ont commencé en 2021, avec des marchés mondiaux qui avaient du mal à soutenir la croissance économique post crise Covid-19.
Ceci a été amplifié par la crise énergétique générée par le conflit Russie-Ukraine
La production Russe de pétrole et de gaz est devenue un moyen de pression entre états, avec des baisses de volumes, et des ventes plutôt à des pays politiquement proches dits 'amis'.
Ceci fait s'envoler le prix du gaz en particulier, mais aussi du charbon, du pétrole, augmentant les coûts de production des centrales thermiques en France et en Europe.
Le coût de l'électricité thermique produite en France augmente donc, tout comme celle échangée sur le marché de gros.

Avant 2021, l'électricité se négociait à des prix autour des 50 €/MWh
Nous sommes actuellement à des cours de 350€/MWh, après avoir eu brièvement des pointes à 1000€/MWh en Août 2022.

Avec les tensions d'alimentation en électricité que nous allons avoir cet hiver en France, on peut s'attendre à ce que l'on bataille pour trouver de l'électricité sur le marché de gros Européen, et donc que les prix montent encore à des niveaux inconcevables avant les crises covid et guerre.

MARCHE DE GROS DE L'ELECTRICITE EN EUROPE



prix-electricite-plus-meritant
1) Régulation
C'est ce marché de gros qui est régi par la règle du "plus méritant" à savoir que pour satisfaire les besoins en électricité, on active d'abord les centrales électriques les moins coûteuses, pour finir par les centrales les plus onéreuses, soit les centrales thermiques (pétrole, gaz, charbon...) si le besoin n'est pas couvert

Et c'est le coût de la dernière centrale engagée qui va dicter le prix de toute l'électricité achetée sur ce marché.
On comprend donc qu'en période de forte demande, le coût de l'électricité sur le marché de gros augmente, car on active alors les centrales les plus onéreuses.

2) Types de contrats
Il y a deux types de marchés, celui des "contrats à terme" pour lesquels on achète des volumes dans une période à venir (année, trimestre, mois...).
Les contrats négociés avant les crises permettent de se protéger temporairement des hausses. Cela semble être le cas pour l'Allemagne, l'Espagne par exemple, qui achètent des volumes importants tout au long de l'année.
Mais ces contrats peuvent aussi emplifier les hausses par un effet d'anticipation de pénurie. Ainsi en Août 2022, les contrats Français se sont envolés à 1000 €/MWh.

Des volumes sont ensuite ajustés sur le marché "Spot" avec des enchères en temps réels, où les prix sont très volatils, variant d'une minute à l'autre.


Commentaires des précédents visiteurs :


BOUTINET JJ.
2025-10-03 20:02:41

documents très intéressants , bien documentés , explicites , et très pédagogiques , félicitations !

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